A. Un « nouveau monde » se dessine

1. Les raisons d’un tournant vers l’Atlantique

Au XVe siècle, les échanges entre l’Occident et l’Orient sont importants. La route de la soie est depuis longtemps la voie privilégiée pour faire venir d’Orient parfums, épices, soieries et pierres précieuses.

Mais la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453 marque l’extension de la domination turque sur la Méditerranée orientale et par conséquent sur les routes commerciales traditionnelles vers l’Orient.

Les Européens, et en particulier l’Espagne et le Portugal, cherchent alors de nouvelles routes vers l’Asie, via l’Atlantique, pour s’affranchir des contraintes imposées par les Turcs (les taxes portuaires).

Cette ouverture vers l’Atlantique est facilitée par le fait qu’au XVe siècle les Européens disposent d’outils modernes pour la navigation (boussole, astrolabe) diffusés par les marchands arabes mais aussi de navires plus sûrs pour affronter la haute mer (Caravelle).

2. Les « grandes découvertes »

Les Portugais lancent des expéditions maritimes le long des côtes africaines (Açores, Cap-Vert, São Tomé) avec l’idée de contourner le continent pour rejoindre l’Asie. En 1488, Bartolomeu Dias atteint et passe l’extrémité de l’Afrique, le cap de Bonne-Espérance. Il a ainsi ouvert la voie à Vasco de Gama qui est le premier arriver jusqu’aux Indes en contournant l’Afrique.

Les Espagnols ne sont pas en reste. En 1492, les rois d’Espagne financent une expédition dirigée par le marin génois Christophe Colomb, dans le but de rejoindre l’Asie en traversant l’océan Atlantique. Colomb, pensant avoir atteint le Japon (« Cipango ») accoste en réalité sur un nouveau continent : l’Amérique.

Ces explorations ouvrent la voie à la découverte d’un « nouveau monde » grâce à des navigateurs européens audacieux tels que Magellan (tour du monde), Pedro Alvares Cabral (Brésil) ou encore Jacques Cartier (Canada)…

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